Vous passez deux heures par semaine au practice à taper des drivers, et votre score ne bouge pas.
Ce n’est pas un hasard. 60% des coups perdus sur un parcours viennent du petit jeu – ces coups en deçà des 100 mètres auxquels la plupart des amateurs consacrent à peine quelques minutes d’entraînement.
Le paradoxe est brutal : vous travaillez exactement les mauvaises choses.
Pourquoi le petit jeu est-il la clé pour faire baisser son score?
Les chiffres sont sans appel. Selon les données relayées par plusieurs sites spécialisés, 60% des coups ratés par les amateurs sur parcours sont issus du petit jeu.
Pourtant, regardez n’importe quelle session d’entraînement dans un club : la zone de chipping est vide, le putting green a trois personnes, et les postes de practice avec les fers sont occupés en permanence.
Pour passer sous les 90 coups, vous n’avez pas besoin de frapper comme un pro. 3 à 4 greens en régulation suffisent – le reste se joue dans votre capacité à chipper proprement et à putt correctement.
Pour franchir le cap des 80, il faut 9 greens en régulation, mais là encore, c’est le sauvetage autour du green qui fait tenir le score.
Le petit jeu couvre tous les coups à distance de wedge ou moins, soit pour un joueur moyen tout ce qui se passe sous les 100 mètres. C’est là que se joue votre score. Pas sur le tertre de départ.
Ce que les meilleurs blogs enseignent vraiment sur le petit jeu

Les blogs francophones sérieux sur le golf – qu’il s’agisse de sites comme apprendre-le-golf.com ou de rubriques spécialisées sur des médias comme DDSG ou Coaching Golf – structurent leur approche autour de quatre compétences : le chipping, le pitching, les sorties de bunker et le flop shot. Ce n’est pas du hasard, c’est la hiérarchie des priorités pour un amateur.
La pédagogie qui fonctionne, c’est celle qui commence par le coup le plus simple – un petit chip roulé depuis le bord du green – avant de progresser vers le flop shot à ouverture maximale.
Les meilleurs blogs avancent toujours dans cet ordre-là, en expliquant non seulement le geste, mais les conditions de terrain qui justifient chaque choix de coup.
Les ressources anglophones, notamment les contenus autour des travaux de Dave Pelz, apportent une dimension analytique que peu de blogs français reproduisent : des données chiffrées sur la distance de contrôle, les zones de dispersion, la gestion du bounce de wedge.
Si vous lisez l’anglais, ces ressources valent le détour pour comprendre pourquoi le geste fonctionne – pas seulement comment le reproduire.
Comment apprendre le petit jeu au golf grâce aux ressources en ligne?
La bonne utilisation d’un blog spécialisé, ça ne ressemble pas à la lecture d’un article. Ça ressemble à un plan de travail sur plusieurs semaines.
Lisez d’abord les articles théoriques sur chaque coup, puis regardez les vidéos associées en cherchant un seul détail technique à chaque visionnage – pas cinq.
Pour apprendre le petit jeu au golf efficacement avec les ressources en ligne, organisez vos sessions autour de cette logique :
- Sélectionnez un seul type de coup par session (chip roulé, pitch intermédiaire, sortie de sable basique)
- Reproduisez l’exercice décrit dans le blog pendant au moins 20 minutes avant de juger
- Notez vos résultats de manière simple : nombre de balles dans la zone cible sur 10 tentatives
- Revenez à l’article la semaine suivante pour comparer votre ressenti aux points techniques décrits
Un coach peut accélérer les choses, mais l’entraînement autour du green est précisément celui que vous pouvez travailler seul. Le green d’entraînement de votre club, un panier de balles, et une cible posée à 5 mètres : c’est suffisant pour progresser concrètement sur plusieurs semaines.
Le petit jeu fait la différence même chez les pros : ce que la data confirme

Dave Pelz, ancien chercheur de la NASA devenu l’un des coachs de petit jeu les plus reconnus au monde, a produit dans son livre de référence sur le short game une analyse statistique qui a changé la façon dont on perçoit le golf de haut niveau.
La corrélation entre le petit jeu, le putting et le classement à la money list du PGA Tour est l’une des plus fortes mesurées dans le sport.
Le message est simple : à partir du moment où le grand jeu est suffisamment solide pour poser la balle dans des zones jouables, c’est le petit jeu seul qui sépare les joueurs. Chez les pros. Ce mécanisme fonctionne exactement de la même façon pour un amateur qui joue à 18 d’index.
Vous n’êtes pas sur le PGA Tour, mais le principe est identique. Votre driver peut vous coûter quelques fairways – ça se récupère. Un chip raté à 10 mètres du green, suivi d’un double putt, ça ne se récupère pas.
Quels exercices concrets recommandent les blogs pour progresser rapidement?
Les blogs sérieux reviennent systématiquement sur les mêmes exercices, et ce n’est pas par manque d’imagination. C’est parce qu’ils fonctionnent. Voici les drills les plus souvent recommandés :
- Le drill du cercle concentrique : posez deux cerceaux autour du trou (1 mètre et 2 mètres), chippez depuis le bord du green, comptez vos balles dans chaque zone sur 20 tentatives – la progression se mesure semaine après semaine
- Le putting à l’aveugle : puttez en fermant les yeux après l’impact pour développer la sensation de frappe sans parasiter le geste par le regard
- Le jeu des 9 points autour du green : choisissez 9 positions différentes (proche, moyenne, loin, angles variés), chipez depuis chaque position, notez votre score – ce format de jeu simulate les conditions réelles du parcours
- Le pitch à cibles progressives : depuis 30, 50 puis 80 mètres, visez des zones de 3 mètres de diamètre matérialisées par des serviettes ou des tees – le but est le contrôle de distance, pas la précision latérale
- La sortie de bunker en routine : 10 balles depuis la même position, même profondeur d’entrée dans le sable, on mesure le nombre de balles sur le green et la distance moyenne du trou
Ces exercices ont un point commun : ils produisent des données que vous pouvez comparer d’une session à l’autre. C’est ça qui rend l’entraînement honnête – vous voyez exactement si vous progressez, sans vous raconter d’histoires.
Le chip raté à deux mètres du trou que vous rentrez tous les dimanches – c’est lui qui coûte des coups, pas la balle perdue en forêt. Travaillez là où ça fait mal au score.