Élodie de Fautereau : origine, famille et parcours d’une basketteuse française

Élodie de Fautereau

On retient souvent le nom de Wembanyama. Rarement celui qui lui a tout transmis.

Élodie de Fautereau est pourtant l’architecte silencieuse d’une lignée sportive sans équivalent dans le basket français – une femme dont la propre carrière mérite d’être racontée pour ce qu’elle est, et pas seulement comme préambule à la gloire de ses enfants.

Qui est Élodie de Fautereau?

Élodie de Fautereau est une ancienne basketteuse professionnelle française, née le 12 août 1971 au Chesnay, dans les Yvelines.

Son nom complet est Élodie de Fautereau-Vassel, le double patronyme témoignant d’une union entre deux familles dont le basket occupe une place centrale. Elle a 54 ans en 2025.

Sa nationalité française est un point de départ, mais c’est surtout sa formation et sa carrière dans les championnats hexagonaux qui définissent son identité sportive.

Formée dans la région versaillaise, elle a gravi les échelons du basket féminin jusqu’à atteindre le plus haut niveau national.

Son parcours dessine une trajectoire que ses trois enfants ont prolongée bien au-delà de ce qu’elle avait elle-même accompli.

Quelle est l’origine de la famille de Fautereau?

Élodie de Fautereau

La famille de Fautereau tire ses racines de Saint-Léonard-de-Noblat, une commune de Haute-Vienne, en Nouvelle-Aquitaine.

Ce bourg est connu dans toute la France comme le berceau de Raymond Poulidor, le coureur cycliste légendaire.

C’est dans cette même terre du Limousin que le grand-père d’Élodie, Michel de Fautereau, a grandi avant de monter à Paris pour y faire carrière dans le basket.

La particule « de » dans le nom de Fautereau soulève naturellement des questions sur une éventuelle appartenance à la noblesse française.

Ce point mérite un examen attentif, que nous développons plus loin dans cet article.

Ce que l’on peut dire d’emblée, c’est que la famille s’est construite une identité forte autour du sport et de la culture, bien loin des représentations figées d’une aristocratie de salon.

Michel de Fautereau : le grand-père basketteur

Michel de Fautereau est le point de départ de cette saga sportive.

Originaire de Saint-Léonard-de-Noblat – le même village que Raymond Poulidor, ce qui lui vaut souvent la mention du « fief » du champion cycliste – il a quitté la Haute-Vienne pour rejoindre Paris et s’engager dans une carrière de basketteur professionnel.

Mesurant 2 mètres, il a évolué au sein du Paris Université Club (PUC) en Nationale 1, le plus haut niveau du championnat français de l’époque.

Ses saisons au PUC se sont étalées sur les années 1960 et 1970, avec au moins trois saisons documentées en première division, notamment en 1967-68.

À cette période, le basket français cherchait à s’affirmer sur la scène européenne, et le PUC comptait parmi les clubs capables de rivaliser avec les formations du continent.

Ce grand-père de deux mètres est, dans les faits, la première brique d’un édifice génétique et culturel qui culminera, quatre décennies plus tard, avec Oscar Wembanyama drafté en premier choix de la NBA.

Une filiation que même les plus grands clubs américains ont relevée lors de l’analyse du profil athlétique de la famille.

Des parents passionnés de basket : Michel et Marie-Christine

Élodie de Fautereau et sa famille

Les parents d’Élodie, Michel et Marie-Christine de Fautereau, ont tous deux joué au basket à un niveau élevé.

Cette double immersion dans le sport de haut niveau a façonné l’environnement dans lequel Élodie a grandi : les entraînements, les déplacements, les matchs du week-end, tout cela constituait le cadre ordinaire de son enfance dans les Yvelines.

Marie-Christine de Fautereau se distingue par un double profil peu commun. À côté de sa pratique du basket, elle est aussi artiste peintre et mosaïste.

Cette dimension artistique a apporté à la famille un équilibre entre rigueur sportive et sensibilité créative.

Ce n’est probablement pas un hasard si les enfants d’Élodie ont développé des personnalités aussi affirmées : l’héritage maternel mêle discipline du corps et liberté d’expression.

Ce contexte familial explique pourquoi Élodie n’a jamais vécu le basket comme une contrainte extérieure, mais comme une langue maternelle.

Elle a appris à jouer avant même de savoir que c’était exceptionnel. La Nationale 1 était pour elle une suite logique, presque naturelle, d’une enfance entière passée dans les gymnases.

Quelle a été la carrière sportive d’Élodie de Fautereau?

Élodie de Fautereau a été formée au Chesnay-Versailles, son club d’origine, avant de s’imposer en Nationale 1 féminine, l’élite du championnat de France.

Son niveau de jeu lui a ensuite ouvert les portes de l’Europe : elle a rejoint Mosa Jambes, un club belge, pour y poursuivre sa carrière à l’international.

En 1999, elle participe à la Ronchetti Cup, la compétition européenne réservée aux clubs féminins.

Sur l’ensemble du tournoi, elle affiche des statistiques solides : 10,2 points, 4,7 rebonds et 51 % de réussite aux tirs en moyenne.

Sa meilleure performance dans cette compétition atteint 16 points et 8 rebonds sur un seul match – des chiffres qui témoignent d’une intérieure efficace, capable de peser sur les deux côtés du parquet.

Sa carrière prend fin de manière brutale en 2003. Une fracture de fatigue au tibia met un terme définitif à sa vie de joueuse professionnelle.

Ce type de blessure, particulièrement traître pour les athlètes de grande taille qui encaissent des contraintes mécaniques importantes à chaque déplacement, laisse rarement la possibilité d’un retour au plus haut niveau. Élodie avait alors 31 ans.

Quelle est la taille d’Élodie de Fautereau?

Élodie de Fautereau basket

Élodie de Fautereau mesure environ 1,91 mètre.

Cette taille lui a permis d’occuper les postes d’intérieure et d’ailière forte tout au long de sa carrière, avec l’envergure nécessaire pour rivaliser en Nationale 1 et en coupe européenne.

À titre de comparaison, sa fille Ève Wembanyama mesure 1,85 m – légèrement moins grande que sa mère, mais suffisamment pour évoluer au plus haut niveau du basket féminin.

Ces chiffres prennent tout leur sens mis en perspective avec le reste de la famille. Le grand-père Michel culminait à 2 mètres.

Oscar dépasse aujourd’hui les 2,24 mètres selon les mesures officielles de la NBA, mais sa taille à la naissance est documentée à 2,00 mètre (6 pieds 6 pouces) pour les données issues de ses premières années de compétition.

La génétique familiale a clairement contribué à produire des physiques hors norme génération après génération.

Élodie de Fautereau est la mère de trois enfants devenus basketteurs professionnels

Élodie de Fautereau-Vassel a trois enfants, tous nés dans la région parisienne, tous basketteurs professionnels. Cette convergence est rarissime dans le sport français.

  • Ève Wembanyama, née le 10 décembre 2001 à Meudon (Hauts-de-Seine), mesure 1,85 m. Elle évolue au poste d’ailière et s’est spécialisée dans le basket 3×3, format dans lequel elle a représenté la France en compétition internationale.
  • Victor Wembanyama, né en 2004, a été drafté en première position lors de la draft NBA 2023 par les San Antonio Spurs. Son ascension a propulsé la famille de Fautereau sous les projecteurs mondiaux.
  • Oscar Wembanyama, né le 18 mars 2007 à Versailles, mesure 2,00 m. À 17 ans, il suit la même trajectoire que son frère aîné au sein des centres de formation du basket français.

Trois enfants, trois basketteurs de haut niveau. Ce n’est pas le fruit du hasard ou d’une pression parentale artificielle.

C’est l’aboutissement d’un environnement où le basket a toujours été une évidence partagée, transmise sur trois générations par une famille qui vivait ce sport avant de le pratiquer.

Quel lien unit Élodie de Fautereau à la noblesse française?

Élodie de Fautereau noblesse française

La question revient régulièrement : la particule « de » dans le nom de Fautereau signifie-t-elle une origine noble? La réponse honnête est la suivante – la particule nobiliaire est un indice, jamais une preuve en soi.

En français, le « de » peut indiquer une origine géographique (le lieu-dit, le village) sans aucune connotation aristocratique. Beaucoup de familles portent une particule sans figurer dans les registres de la noblesse française.

Dans le cas des de Fautereau, les éléments disponibles pointent vers un ancrage géographique limousin et une histoire familiale centrée sur le sport plutôt que sur les titres ou les terres.

Aucune source historique sérieuse ne documente à ce jour une appartenance formelle de cette famille à la noblesse reconnue.

Le nom sonne aristocratique, la réalité semble plus prosaïque – et finalement plus intéressante : une famille de sportifs de haut niveau, sur plusieurs générations, qui a construit son prestige sur les parquets plutôt que dans les armoriaux.

Ce qui est certain, c’est que le patronyme « de Fautereau » est aujourd’hui connu dans le monde entier, non pas pour une quelconque particule, mais parce qu’il est inscrit dans l’arbre généalogique du joueur le plus médiatisé du basket mondial.

C’est une noblesse d’un autre ordre – celle que l’on gagne à l’effort, transmise de grand-père en petits-enfants sur trois générations de gymnasiums et de parquets cirés.