À 270 €, la On Cloudultra Pro est l’une des chaussures de trail les plus chères du marché – et pourtant, elle pèse moins de 280 g.
Ce paradoxe dit tout de la philosophie de la marque suisse : maximiser la performance sans compromis sur le poids. Sortie en juin 2025, elle arrive avec un palmarès de compétition déjà construit avant même d’être accessible au grand public.
Quelles sont les caractéristiques techniques de la On Cloudultra Pro?
La On Cloudultra Pro repose sur une architecture pensée pour l’ultra-distance. Le stack de 38 mm au talon et 32 mm à l’avant-pied place la chaussure dans la catégorie maximalist, avec un drop de 6 mm qui reste raisonnable pour ce niveau d’amorti.
La mousse Helion HF est utilisée en double densité – une première dans la gamme Cloudultra.
La plaque Speedboard intègre 15 % de fibre de verre, ce qui lui confère une rigidité supérieure à la version nylon de la Cloudultra 3. La semelle extérieure Missiongrip a été redessinée par analyse en éléments finis (FEA), avec des crampons de 3,5 mm.
Le contact au sol mesure 110 mm à l’avant et 81 mm au talon – une base large qui stabilise naturellement la foulée sur les longues distances. Prix de lancement : 270 € en Europe, 260 $ aux États-Unis.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Prix | 270 € |
| Date de sortie | Juin 2025 |
| Drop | 6 mm |
| Stack talon / avant-pied | 38 mm / 32 mm |
| Mousse | Helion HF double densité |
| Plaque | Speedboard (15 % fibre de verre) |
| Semelle extérieure | Missiongrip FEA |
| Hauteur crampons | 3,5 mm |
Quel est le poids de la Cloudultra Pro en version homme?

La Cloudultra Pro homme pèse 278 g en taille 42. C’est un poids remarquablement bas pour une chaussure avec un tel niveau de protection – la plupart des modèles concurrents dans cette catégorie dépassent les 300 g.
Ce gabarit cible clairement les coureurs légers et expérimentés, capables de tirer parti de la réactivité de la plaque fibre de verre sans subir la rigidité de la semelle sur des descentes prolongées.
Ce n’est pas une chaussure pour débuter sur l’ultra – c’est une chaussure pour performer dessus.
Quel est le poids de la Cloudultra Pro en version femme?
La Cloudultra Pro femme affiche 231 g en taille 38 et 238 g en taille 40 – des chiffres qui la placent parmi les chaussures de trail ultra les plus légères du marché féminin. Un écart d’à peine 7 g entre deux tailles consécutives, signe d’une construction cohérente et maîtrisée.
Ce profil ultra-léger convient aux coureuses fines, techniques, habituées aux longues distances sur terrain varié.
Pour les gabarits plus lourds ou les coureuses peu expérimentées sur terrain technique, cette légèreté peut devenir un facteur de risque – la chaussure ne pardonne pas les approximations de placement de pied.
Quels sont les avis sur la On Cloudultra Pro?

Le palmarès parle avant les testeurs. Antoine Charvolin a remporté la TDS 2025 avec aux pieds la Cloudultra Pro.
Katie Schide l’a portée sur Sierre Zinal 2025. Arthur Joyeux Bouillon l’avait déjà chaussée lors de sa 6e place à l’UTMB 2024 – à l’époque en version prototype. Ces trois performances sur des courses majeures constituent une validation terrain difficile à ignorer.
Côté durabilité, les retours après 300 km sont rassurants : les signes d’usure sur la semelle Missiongrip restent minimes. C’est un point fort concret dans une catégorie où certaines chaussures légères s’effacent dès 200 km.
Le bémol le plus documenté vient d’un test de plus de 100 km : sur terrain très technique, des risques de torsion de cheville ont été identifiés. La semelle rigide offre de la réactivité en montée mais peut surprendre sur des passages rocheux mal engagés.
En conditions humides, l’accroche est jugée insuffisante – un défaut récurrent sur les chaussures On Running, confirmé ici malgré le travail de redesign FEA de la Missiongrip.
La Cloudultra Pro est-elle adaptée au trail?
Sur terrain sec et modérément technique, la Cloudultra Pro délivre exactement ce qu’elle promet : un amorti généreux, une propulsion nette grâce à la plaque fibre de verre, et un poids qui disparaît après les premiers kilomètres. C’est sur ce type de terrain qu’elle a été conçue pour exceller.
Sur terrain très technique – éboulis, sentiers étroits et détrempés, passages rocheux – la rigidité de la semelle joue contre la proprioception. Le coureur reçoit moins d’informations du sol, ce qui augmente le risque de mauvais appuis.
Les crampons de 3,5 mm ne compensent pas ce manque de retour sensoriel sur les passages délicats.
La distance idéale commence là où la fatigue musculaire s’installe : au-delà de 50 km, le double stack Helion HF justifie pleinement son existence. En dessous, une chaussure plus légère et moins rigide sera souvent plus agréable.
Quel est le drop de la Cloudultra Pro et qu’implique-t-il?

Le drop de 6 mm, combiné à un stack de 38/32 mm, place la Cloudultra Pro dans une zone intermédiaire cohérente. Ce n’est pas un drop zéro, mais ce n’est pas non plus les 8 à 10 mm des chaussures route reconverties en trail. Pour de l’ultra-distance, c’est un choix défensif intelligent.
Un drop de 6 mm avec ce niveau de stack favorise une foulée médio-pied légèrement antérieure, sans forcer la transition. Sur 100 km ou plus, cette géométrie réduit la fatigue du tendon d’Achille par rapport à un drop nul, tout en maintenant une posture active.
Si vous venez d’une chaussure à drop élevé, un temps d’adaptation de plusieurs semaines reste conseillé avant de l’engager sur une longue course – comme le suggèrent tous les plans de préparation trail sur distance ultra.
On Cloudultra Pro vs Cloudultra 3 : laquelle choisir?
70 € séparent les deux modèles – 200 € pour la Cloudultra 3, 270 € pour la Pro. Mais la différence de prix reflète une différence de conception réelle, pas un simple badge premium.
| Critère | Cloudultra Pro | Cloudultra 3 |
|---|---|---|
| Prix | 270 € | 200 € |
| Stack talon / avant | 38 / 32 mm | 32,5 / 26,5 mm |
| Plaque | Fibre de verre (15 %) | Nylon |
| Architecture mousse | Helion HF double densité | Helion HF monocouche |
| Profil | Réactivité + stabilité | Douceur + protection |
La Cloudultra 3 convient mieux aux longues sorties d’entraînement et aux coureurs qui cherchent avant tout du confort sur la durée. Sa mousse monocouche et sa plaque nylon absorbent mieux les chocs répétitifs sans fatiguer les appuis.
La Pro s’adresse aux coureurs qui veulent de la performance en course – plus de dynamisme en montée, plus de stabilité latérale, plus de durabilité de la semelle. Pour choisir entre deux chaussures aux profils différents, la question clé reste toujours : pour quel type de terrain et à quelle intensité ?
La Cloudultra Pro 2 et la Cloudultra Pro 3 existent-elles déjà?

Non. La Cloudultra Pro sortie en juin 2025 est la première itération de cette ligne. Il n’existe à ce jour ni Cloudultra Pro 2 ni Cloudultra Pro 3. Ces appellations correspondent à une confusion fréquente avec la gamme Cloudultra classique, qui en est à sa troisième version – la Cloudultra 3.
La gamme Pro constitue une ligne à part entière, positionnée au-dessus de la gamme standard.
Les évolutions futures de la Cloudultra Pro porteront vraisemblablement les noms Cloudultra Pro 2, Cloudultra Pro 3, etc. – mais ces modèles n’existent pas encore. Méfiez-vous des sites qui utilisent ces termes pour décrire la version actuelle.
Quels sont les points faibles à connaître avant d’acheter la Cloudultra Pro?
Premier défaut, documenté et récurrent chez On Running : l’accroche en conditions humides est insuffisante.
La Missiongrip redessinée par FEA améliore les choses sur terrain sec, mais sur sentier mouillé, argileux ou enneigé, la chaussure glisse. Ce n’est pas un détail sur une course de montagne en octobre.
Deuxième limite : la rigidité de la semelle fatigue en longue descente. Sur un UTMB ou une TDS, les pros gèrent. Sur une première 100 km avec des cuisses déjà chargées, cette rigidité peut accélérer les crampes et augmenter le risque de chute.
La sensation de pied engourdi ou de mauvaise circulation en descente est précisément l’un des signes que la chaussure ne convient pas au profil du coureur.
- Accroche insuffisante sur terrain humide ou argileux
- Semelle rigide pouvant fatiguer sur de longues descentes
- Déconseillée aux coureurs de plus de 80 kg
- Non adaptée aux débutants sur ultra ou aux coureurs peu expérimentés sur terrain technique
- Prix élevé (270 €) qui cible un profil performeur, pas un profil découverte
La On Cloudultra Pro n’est pas une chaussure universelle. Elle est taillée pour un profil précis – léger, expérimenté, habitué à lire le terrain. Chaussez-la dans ce contexte, et elle tient toutes ses promesses. Chaussez-la hors profil, et elle vous le fera savoir dès le premier col détrempé.